Vayéra – La Sidra de la Semaine
Mosaic Express | November 07, 2025
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Vayéra – La Sidra de la Semaine

Mosaic Express | December 08, 2025

VAYÉRA

Délaissant la Présence Divine venue lui rendre visite, trois jours après sa circoncision, Avraham se précipite pour accueillir trois invités. Ils ne sont autres que trois anges à l’apparence humaine. L’un annonce que, dans un an, Sarah, encore stérile, mettra au monde un enfant. Sarah en rit.

Avraham plaide pour la survie de la ville impie de Sodome dont un autre ange lui a annoncé la destruction.

Deux des trois anges se rendent à Sodome pour sauver Loth, le neveu d’Avraham, et sa famille. La femme de Loth est transformée en pilier de sel pour avoir enfreint l’interdiction de regarder en arrière la ville en feu.

Les deux filles de Loth (pensant qu’elles et leur père sont les seuls survivants dans le monde entier) l’enivrent et elles tombent enceintes. Les deux fils qui naîtront de cet épisode seront les ancêtres des nations de Moav et d’Amon.

Sarah est prise en otage par Avimélèkh mais il la libère après les avertissements divins qui lui sont apparus en rêve.

Yits’hak (« il rira ») naît et est circoncis à huit jours. Avraham a cent ans et Sarah quatre-vingt-dix ans.

Hagar et Ichmaël sont bannis de chez Avraham et errent dans le désert. D.ieu entend le cri du jeune garçon mourant et lui sauve la vie en montrant un puits à sa mère.

D.ieu teste le dévouement d’Avraham en lui commandant de sacrifier son fils sur le Mont Moriah (le Mont du temple), à Jérusalem. Yits’hak est lié et placé sur l’autel et Avraham lève son couteau. Une voix se fait alors entendre du Ciel et lui ordonne d’arrêter. Un bélier, emprisonné par ses cornes dans des buissons, est offert à la place.

Avraham apprend la naissance d’une fille, Rivkah, chez son neveu Betouël.

LE PREMIER JUIF

Un Juif est un voyageur. Être juif signifie être en perpétuel mouvement, passant de ce que l’on est à ce que l’on peut devenir, et de ce que l’on a façonné de soi-même vers une vérité plus profonde de son être. Être juif implique un engagement constant dans une quête visant à s’améliorer personnellement tout en œuvrant à l’amélioration du monde créé par D.ieu ; transcender le monde et soi-même ; transcender tout en progressant et progresser tout en transcendant.

Le Juif se présente également comme un prophète. Être juif consiste en un dialogue continu avec D.ieu tout au long de la vie : présenter quotidiennement devant Lui ses questions, ses besoins, ses doléances ainsi que ses aspirations et écouter attentivement ce que D.ieu attend de lui.

Par ailleurs, le Juif est un serviteur fidèle. L’être juif ne se limite pas à accomplir le bien parce qu’il procure des récompenses matérielles ou spirituelles, ni simplement parce que cela semble logique ou moralement juste, mais avant tout parce que tel est le commandement divin.

Il y a près de 3 800 ans vivait un homme nommé Avram. Avant son époque, existaient certes des hommes et femmes justes, des enseignants et guides spirituels, des militants et philanthropes. Toutefois, aucun d’entre eux n’était juif. Avram lui-même fut, pendant de nombreuses années, enseignant et guide spirituel, défenseur de la justice et de la vérité, dispensateur d’aumône et de bonté. Mais il n’était pas juif, pas encore.

Par la suite, à l’âge de 75 ans, Avram entendit et répondit à l’appel divin : « Lékh Lékha Méartsékha, Oumimoladetékha, Oumibeït Avikha, El Haarets Acher Ar’éka... » : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que Je te montrerai. »

Par ailleurs, d’après une interprétation kabbalistique les termes hébreux susmentionnés, signifient également : « Dirige-toi vers ton for intérieur : éloigne-toi de ta volonté propre, de tes émotions et de ton intellect pour atteindre le désir que Je te révélerai. » Ainsi, se réalise la transformation d’Avram en Avraham, considéré comme le premier Juif.

LA SOUFFRANCE D’AVRAHAM

Avraham était assis à l’entrée de sa tente, en plein midi, sous une chaleur accablante. Que faisait-il dehors par une telle température ? Nos Sages soulignent qu’à ce moment précis, comme cela est relaté à la fin de la Paracha de la semaine précédente, Avraham venait tout juste de subir la circoncision à l’âge de 99 ans. Il était donc impératif qu’il se repose après cette épreuve. Cependant, cela ne fut pas possible, car Avraham ne supportait pas de ne pas pouvoir exercer son rôle d’hôte généreux envers les nombreux voyageurs qui passaient devant sa tente. Afin d’éviter que les invités ne le dérangent, D.ieu rendit la chaleur si insoutenable qu’aucun être vivant n’osait s’aventurer dehors ce jour-là.

Cela demeura inefficace. Le tourment principal d’Avraham résidait davantage dans son incapacité à servir autrui que dans la douleur physique engendrée par la circoncision. Pour apaiser cette souffrance émotionnelle, D.ieu lui envoya alors trois anges déguisés en humains afin qu’il puisse accomplir la Mitsva de Hakhnassat Or’him (l’hospitalité envers les invités).

VAYÉRA

Délaissant la Présence Divine venue lui rendre visite, trois jours après sa circoncision, Avraham se précipite pour accueillir trois invités. Ils ne sont autres que trois anges à l’apparence humaine. L’un annonce que, dans un an, Sarah, encore stérile, mettra au monde un enfant. Sarah en rit.

Avraham plaide pour la survie de la ville impie de Sodome dont un autre ange lui a annoncé la destruction.

Deux des trois anges se rendent à Sodome pour sauver Loth, le neveu d’Avraham, et sa famille. La femme de Loth est transformée en pilier de sel pour avoir enfreint l’interdiction de regarder en arrière la ville en feu.

Les deux filles de Loth (pensant qu’elles et leur père sont les seuls survivants dans le monde entier) l’enivrent et elles tombent enceintes. Les deux fils qui naîtront de cet épisode seront les ancêtres des nations de Moav et d’Amon.

Sarah est prise en otage par Avimélèkh mais il la libère après les avertissements divins qui lui sont apparus en rêve.

Yits’hak (« il rira ») naît et est circoncis à huit jours. Avraham a cent ans et Sarah quatre-vingt-dix ans.

Hagar et Ichmaël sont bannis de chez Avraham et errent dans le désert. D.ieu entend le cri du jeune garçon mourant et lui sauve la vie en montrant un puits à sa mère.

D.ieu teste le dévouement d’Avraham en lui commandant de sacrifier son fils sur le Mont Moriah (le Mont du temple), à Jérusalem. Yits’hak est lié et placé sur l’autel et Avraham lève son couteau. Une voix se fait alors entendre du Ciel et lui ordonne d’arrêter. Un bélier, emprisonné par ses cornes dans des buissons, est offert à la place.

Avraham apprend la naissance d’une fille, Rivkah, chez son neveu Betouël.

LE PREMIER JUIF

Un Juif est un voyageur. Être juif signifie être en perpétuel mouvement, passant de ce que l’on est à ce que l’on peut devenir, et de ce que l’on a façonné de soi-même vers une vérité plus profonde de son être. Être juif implique un engagement constant dans une quête visant à s’améliorer personnellement tout en œuvrant à l’amélioration du monde créé par D.ieu ; transcender le monde et soi-même ; transcender tout en progressant et progresser tout en transcendant.

Le Juif se présente également comme un prophète. Être juif consiste en un dialogue continu avec D.ieu tout au long de la vie : présenter quotidiennement devant Lui ses questions, ses besoins, ses doléances ainsi que ses aspirations et écouter attentivement ce que D.ieu attend de lui.

Par ailleurs, le Juif est un serviteur fidèle. L’être juif ne se limite pas à accomplir le bien parce qu’il procure des récompenses matérielles ou spirituelles, ni simplement parce que cela semble logique ou moralement juste, mais avant tout parce que tel est le commandement divin.

Il y a près de 3 800 ans vivait un homme nommé Avram. Avant son époque, existaient certes des hommes et femmes justes, des enseignants et guides spirituels, des militants et philanthropes. Toutefois, aucun d’entre eux n’était juif. Avram lui-même fut, pendant de nombreuses années, enseignant et guide spirituel, défenseur de la justice et de la vérité, dispensateur d’aumône et de bonté. Mais il n’était pas juif, pas encore.

Par la suite, à l’âge de 75 ans, Avram entendit et répondit à l’appel divin : « Lékh Lékha Méartsékha, Oumimoladetékha, Oumibeït Avikha, El Haarets Acher Ar’éka... » : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que Je te montrerai. »

Par ailleurs, d’après une interprétation kabbalistique les termes hébreux susmentionnés, signifient également : « Dirige-toi vers ton for intérieur : éloigne-toi de ta volonté propre, de tes émotions et de ton intellect pour atteindre le désir que Je te révélerai. » Ainsi, se réalise la transformation d’Avram en Avraham, considéré comme le premier Juif.

LA SOUFFRANCE D’AVRAHAM

Avraham était assis à l’entrée de sa tente, en plein midi, sous une chaleur accablante. Que faisait-il dehors par une telle température ? Nos Sages soulignent qu’à ce moment précis, comme cela est relaté à la fin de la Paracha de la semaine précédente, Avraham venait tout juste de subir la circoncision à l’âge de 99 ans. Il était donc impératif qu’il se repose après cette épreuve. Cependant, cela ne fut pas possible, car Avraham ne supportait pas de ne pas pouvoir exercer son rôle d’hôte généreux envers les nombreux voyageurs qui passaient devant sa tente. Afin d’éviter que les invités ne le dérangent, D.ieu rendit la chaleur si insoutenable qu’aucun être vivant n’osait s’aventurer dehors ce jour-là.

Cela demeura inefficace. Le tourment principal d’Avraham résidait davantage dans son incapacité à servir autrui que dans la douleur physique engendrée par la circoncision. Pour apaiser cette souffrance émotionnelle, D.ieu lui envoya alors trois anges déguisés en humains afin qu’il puisse accomplir la Mitsva de Hakhnassat Or’him (l’hospitalité envers les invités).

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