Lavan’s Discovery and Yaakov’s Spiritual Reward
Mosaic Express | November 26, 2023
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Lavan’s Discovery and Yaakov’s Spiritual Reward

Mosaic Express | December 31, 2025

LA DÉCOUVERTE DE LAVAN

L’explication qui suit s’appuie sur l’œuvre ‘hassidique « Rav Tov » qui traite de certaines de ces questions.

Quand Yaakov arriva, Lavan lui dit : « Tu es mes os et ma chair ». Il invitait, par ces paroles, Yaakov à rester chez lui. Cependant, au cours du premier mois du séjour de Yaakov, il découvrit quelque chose sur Yaakov qu’il ignorait complètement.

A l’arrivée de Yaakov, Lavan pensait qu’il n’était en rien différent de lui. Il pensait que c’était quelqu’un qui avait les mêmes préoccupations matérialistes que lui. C’est pourquoi, Lavan dit à Yaakov : « Tu es mes os et ma chair ». Nous partageons les mêmes caractéristiques physiques, nous sommes génétiquement liés.

Toutefois, après un mois, Lavan réalisa que Yaakov n’était pas « son frère » au sens du commun des mortels. Certes, ils partageaient le même sang, puisqu’il était son oncle, mais en termes d’éducation, de buts et d’aspirations, tout les séparait. Lavan était un matérialiste, un opportuniste pour lequel la fin justifiait les moyens, alors que Yaakov était une personne entièrement spirituelle. Lavan réalisa qu’il y avait un immense fossé, infranchissable, qui les séparait.

C’est pourquoi Lavan demanda à Yaakov : « Es-tu mon frère ? »

Ces mots ne signifient pas qu’en dépit du fait qu’il était son frère, il devait quand même le payer. Bien au contraire, il se soustrayait à l’idée qu’ils étaient frères. D’où sa question : « Es-tu mon frère ? Tu es tellement différent de moi, par ton caractère et par ta spiritualité, comment cela serait-il possible ? Dans ce cas, comment peux-tu travailler pour moi ? Comment pouvons-nous coexister alors que nous avons des intérêts et des attentes dans la vie si différents ? » Que pourrais-je te payer pour que tu sois un partenaire dans mes entreprises qui sont tout sauf saintes ?

LA RÉMUNÉRATION DE YAAKOV DOIT ÊTRE SPIRITUELLE

Yaakov n’aurait pu être à l’aise de travailler pour Lavan, quel qu’ait pu être son salaire. La seule forme de rémunération qui lui conviendrait, conclut Lavan, devait être de nature plus spirituelle et non éphémère. Elle devait inclure une Mitsva.

Si Yaakov devait devenir riche sans que cela n’implique son service de D.ieu et de l’humanité, il ne se sentirait jamais à l’aise avec ses gains. Quand l’on reçoit quelque chose « pour rien », on s’y réfère comme au « pain de la honte ». L’on ne peut véritablement être satisfait d’un cadeau gratuit. La nature humaine est telle que nous devons gagner ce que nous obtenons. Et pour une personne du calibre de Yaakov, gagner signifiait : « faire une Mitsva ».

En effet, Lavan dit à Yaakov : « puisque, de toute évidence, tu n’es pas mon frère d’âme, tu ne voudras pas travailler pour moi, pour tout l’or du monde, parce que toi tu considéreras que tu n’as rien obtenu ».

Lavan sentait donc que Yaakov ne travaillerait pas pour rien, sans véritablement gagner son droit au travail et vivre de son travail, s’il n’y avait pas une connexion spirituelle.

LA MITSVA DU MARIAGE

Quelle Mitsva Lavan pouvait-il donner à Yaakov ?

S’il existait une Mitsva qui pouvait alors être observée, il est sûr que Yaakov l’accomplissait déjà.

Cependant, il y avait une Mitsva qu’il n’avait pas encore pratiquée. Il était toujours célibataire et ne pouvait donc établir le foyer et la famille qui deviendrait le noyau de la nation juive, à laquelle serait confiée la Torah.

Pour Yaakov, le mariage était la Mitsva, « par excellence ». Son amour et sa passion pour Ra’hel n’était pas simplement de nature romantique. Mais ils étaient motivés par son désir intense d’être celui qui forgerait un autre lien dans la chaîne commencée par Avraham et Yits’hak et qui aboutirait au Don de la Torah, au Mont Sinaï. La plus grande passion de Yaakov était d’être un maillon intégral dans cette chaîne, un maillon et une chaîne qui existent jusqu’à ce jour.

QUI DÉFIE TOUTE LOGIQUE

Cette analyse jette un peu de lumière sur une autre déclaration plutôt étonnante de Yaakov, quand il dût travailler sept ans pour épouser Ra’hel. Le dur labeur de Yaakov durant sept ans, nous enseigne la Torah, « était ressenti comme quelques jours, à cause de son amour pour elle ». Ce sentiment ne va-t-il pas à l’encontre de la logique ? Si quelqu’un est terriblement épris, chaque minute devrait être ressentie comme une année. Et pourtant, sept ans furent ressentis comme quelques jours !

La réponse tient dans le fait que ce que ressentait Yaakov était l’expression d’une passion spirituelle. Dans le royaume spirituel, chaque minute de préparation en vue du but à atteindre n’est pas moins une Mitsva et une source d’accomplissement et de félicité que d’atteindre le but lui-même. Aussi, chaque jour où Yaakov travaillait dans le but d’épouser Ra’hel était en soi un des rouages du futur. Ces jours étaient donc gratifiants et épanouissants parce qu’ils construisaient un conduit pour le plan Divin.

L’enseignement que nous pouvons tirer de ce qui précède est double. Tout d’abord, pour que tout ce que nous entreprenons soit gratifiant, cela doit être en relation étroite avec un dessein supérieur. Cela doit contribuer à l’amélioration de notre personne et du monde autour de nous. En d’autres termes, cela doit tourner autour d’une Mitsva.

Par ailleurs, quand nous sommes engagés dans les étapes préparatoires d’une Mitsva, notre joie et notre enthousiasme ne doivent pas être moindres que lorsque nous accomplissons la Mitsva elle-même.

LA DÉCOUVERTE DE LAVAN

L’explication qui suit s’appuie sur l’œuvre ‘hassidique « Rav Tov » qui traite de certaines de ces questions.

Quand Yaakov arriva, Lavan lui dit : « Tu es mes os et ma chair ». Il invitait, par ces paroles, Yaakov à rester chez lui. Cependant, au cours du premier mois du séjour de Yaakov, il découvrit quelque chose sur Yaakov qu’il ignorait complètement.

A l’arrivée de Yaakov, Lavan pensait qu’il n’était en rien différent de lui. Il pensait que c’était quelqu’un qui avait les mêmes préoccupations matérialistes que lui. C’est pourquoi, Lavan dit à Yaakov : « Tu es mes os et ma chair ». Nous partageons les mêmes caractéristiques physiques, nous sommes génétiquement liés.

Toutefois, après un mois, Lavan réalisa que Yaakov n’était pas « son frère » au sens du commun des mortels. Certes, ils partageaient le même sang, puisqu’il était son oncle, mais en termes d’éducation, de buts et d’aspirations, tout les séparait. Lavan était un matérialiste, un opportuniste pour lequel la fin justifiait les moyens, alors que Yaakov était une personne entièrement spirituelle. Lavan réalisa qu’il y avait un immense fossé, infranchissable, qui les séparait.

C’est pourquoi Lavan demanda à Yaakov : « Es-tu mon frère ? »

Ces mots ne signifient pas qu’en dépit du fait qu’il était son frère, il devait quand même le payer. Bien au contraire, il se soustrayait à l’idée qu’ils étaient frères. D’où sa question : « Es-tu mon frère ? Tu es tellement différent de moi, par ton caractère et par ta spiritualité, comment cela serait-il possible ? Dans ce cas, comment peux-tu travailler pour moi ? Comment pouvons-nous coexister alors que nous avons des intérêts et des attentes dans la vie si différents ? » Que pourrais-je te payer pour que tu sois un partenaire dans mes entreprises qui sont tout sauf saintes ?

LA RÉMUNÉRATION DE YAAKOV DOIT ÊTRE SPIRITUELLE

Yaakov n’aurait pu être à l’aise de travailler pour Lavan, quel qu’ait pu être son salaire. La seule forme de rémunération qui lui conviendrait, conclut Lavan, devait être de nature plus spirituelle et non éphémère. Elle devait inclure une Mitsva.

Si Yaakov devait devenir riche sans que cela n’implique son service de D.ieu et de l’humanité, il ne se sentirait jamais à l’aise avec ses gains. Quand l’on reçoit quelque chose « pour rien », on s’y réfère comme au « pain de la honte ». L’on ne peut véritablement être satisfait d’un cadeau gratuit. La nature humaine est telle que nous devons gagner ce que nous obtenons. Et pour une personne du calibre de Yaakov, gagner signifiait : « faire une Mitsva ».

En effet, Lavan dit à Yaakov : « puisque, de toute évidence, tu n’es pas mon frère d’âme, tu ne voudras pas travailler pour moi, pour tout l’or du monde, parce que toi tu considéreras que tu n’as rien obtenu ».

Lavan sentait donc que Yaakov ne travaillerait pas pour rien, sans véritablement gagner son droit au travail et vivre de son travail, s’il n’y avait pas une connexion spirituelle.

LA MITSVA DU MARIAGE

Quelle Mitsva Lavan pouvait-il donner à Yaakov ?

S’il existait une Mitsva qui pouvait alors être observée, il est sûr que Yaakov l’accomplissait déjà.

Cependant, il y avait une Mitsva qu’il n’avait pas encore pratiquée. Il était toujours célibataire et ne pouvait donc établir le foyer et la famille qui deviendrait le noyau de la nation juive, à laquelle serait confiée la Torah.

Pour Yaakov, le mariage était la Mitsva, « par excellence ». Son amour et sa passion pour Ra’hel n’était pas simplement de nature romantique. Mais ils étaient motivés par son désir intense d’être celui qui forgerait un autre lien dans la chaîne commencée par Avraham et Yits’hak et qui aboutirait au Don de la Torah, au Mont Sinaï. La plus grande passion de Yaakov était d’être un maillon intégral dans cette chaîne, un maillon et une chaîne qui existent jusqu’à ce jour.

QUI DÉFIE TOUTE LOGIQUE

Cette analyse jette un peu de lumière sur une autre déclaration plutôt étonnante de Yaakov, quand il dût travailler sept ans pour épouser Ra’hel. Le dur labeur de Yaakov durant sept ans, nous enseigne la Torah, « était ressenti comme quelques jours, à cause de son amour pour elle ». Ce sentiment ne va-t-il pas à l’encontre de la logique ? Si quelqu’un est terriblement épris, chaque minute devrait être ressentie comme une année. Et pourtant, sept ans furent ressentis comme quelques jours !

La réponse tient dans le fait que ce que ressentait Yaakov était l’expression d’une passion spirituelle. Dans le royaume spirituel, chaque minute de préparation en vue du but à atteindre n’est pas moins une Mitsva et une source d’accomplissement et de félicité que d’atteindre le but lui-même. Aussi, chaque jour où Yaakov travaillait dans le but d’épouser Ra’hel était en soi un des rouages du futur. Ces jours étaient donc gratifiants et épanouissants parce qu’ils construisaient un conduit pour le plan Divin.

L’enseignement que nous pouvons tirer de ce qui précède est double. Tout d’abord, pour que tout ce que nous entreprenons soit gratifiant, cela doit être en relation étroite avec un dessein supérieur. Cela doit contribuer à l’amélioration de notre personne et du monde autour de nous. En d’autres termes, cela doit tourner autour d’une Mitsva.

Par ailleurs, quand nous sommes engagés dans les étapes préparatoires d’une Mitsva, notre joie et notre enthousiasme ne doivent pas être moindres que lorsque nous accomplissons la Mitsva elle-même.

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