Living with the Parasha: The Secret of Jewish Continuity
Mosaic Express | November 26, 2023
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Living with the Parasha: The Secret of Jewish Continuity

Mosaic Express | December 31, 2025

VIVRE AVEC LA PARACHA

Regarder avec attention se dérouler le cycle de lecture de la Torah est toujours une expérience bouleversante, en ce qu’elle rappelle bien des évidences et que celles-ci remettent en cause bien des certitudes. C’est ainsi que, successivement, nous avons vu s’écouler le temps d’Abraham, le premier de nos ancêtres, puis celui d’Isaac et de Jacob, ses descendants et successeurs. Il faut prendre la pleine mesure de ce qui n’est pas une simple généalogie : c’est un peuple différent, le nôtre, que nous voyons apparaître. Des siècles plus tard, après la sortie d’Egypte, un prophète non-Juif, Bilaam, exprimera cette différence essentielle dans des termes que D.ieu met dans sa bouche : « C’est un peuple qui demeure solitaire et il ne se confond pas avec les autres nations », proclame-t-il. L’histoire a largement confirmé cette affirmation.

De fait, au travers des époques, le peuple juif a bien souvent vécu à contre-courant. Tour à tour qualifié de révolutionnaire puis d’obscurantiste par les uns ou les autres, il a continué son chemin. Sans accorder de considération particulière à ce qu’affirmaient ceux qui l’entouraient, il s’est contenté de rester fidèle à l’héritage transmis scrupuleusement depuis Abraham. Cette condition historique de l’identité juive n’est évidemment pas toujours aisée à porter. Quelquefois, la route semble longue et on se prend à rêver d’y avoir des compagnons qui comprendraient le sens de notre action, le poids de la tâche à accomplir et l’urgence de sa réalisation. Cela arrive parfois mais, trop vite, cette différence subtile et essentielle remonte à la surface et nous n’avons plus, une fois de plus, qu’à poursuivre notre chemin.

Il est clair que cette route est celle de la paix et de la concorde, qu’elle a pour but et pour moyen ultimes la réalisation de l’harmonie universelle. Mais nous traversons des temps où la différence, même respectueuse de tous, est probablement une des choses les moins comprises et, par conséquent, les moins acceptées. Le peuple juif est, de fondation, un peuple minoritaire et il n’ambitionne pas de position particulière. Il entend simplement vivre sans oublier car, pour lui, oublier c’est trahir l’héritage des siècles, se trahir et finalement disparaître. Dans ce cycle de lecture de la Torah où s’écoulent les générations, nous découvrons enfin une sorte de secret de la pérennité et ainsi du bonheur. A partager.

VIVRE AVEC LA PARACHA

Regarder avec attention se dérouler le cycle de lecture de la Torah est toujours une expérience bouleversante, en ce qu’elle rappelle bien des évidences et que celles-ci remettent en cause bien des certitudes. C’est ainsi que, successivement, nous avons vu s’écouler le temps d’Abraham, le premier de nos ancêtres, puis celui d’Isaac et de Jacob, ses descendants et successeurs. Il faut prendre la pleine mesure de ce qui n’est pas une simple généalogie : c’est un peuple différent, le nôtre, que nous voyons apparaître. Des siècles plus tard, après la sortie d’Egypte, un prophète non-Juif, Bilaam, exprimera cette différence essentielle dans des termes que D.ieu met dans sa bouche : « C’est un peuple qui demeure solitaire et il ne se confond pas avec les autres nations », proclame-t-il. L’histoire a largement confirmé cette affirmation.

De fait, au travers des époques, le peuple juif a bien souvent vécu à contre-courant. Tour à tour qualifié de révolutionnaire puis d’obscurantiste par les uns ou les autres, il a continué son chemin. Sans accorder de considération particulière à ce qu’affirmaient ceux qui l’entouraient, il s’est contenté de rester fidèle à l’héritage transmis scrupuleusement depuis Abraham. Cette condition historique de l’identité juive n’est évidemment pas toujours aisée à porter. Quelquefois, la route semble longue et on se prend à rêver d’y avoir des compagnons qui comprendraient le sens de notre action, le poids de la tâche à accomplir et l’urgence de sa réalisation. Cela arrive parfois mais, trop vite, cette différence subtile et essentielle remonte à la surface et nous n’avons plus, une fois de plus, qu’à poursuivre notre chemin.

Il est clair que cette route est celle de la paix et de la concorde, qu’elle a pour but et pour moyen ultimes la réalisation de l’harmonie universelle. Mais nous traversons des temps où la différence, même respectueuse de tous, est probablement une des choses les moins comprises et, par conséquent, les moins acceptées. Le peuple juif est, de fondation, un peuple minoritaire et il n’ambitionne pas de position particulière. Il entend simplement vivre sans oublier car, pour lui, oublier c’est trahir l’héritage des siècles, se trahir et finalement disparaître. Dans ce cycle de lecture de la Torah où s’écoulent les générations, nous découvrons enfin une sorte de secret de la pérennité et ainsi du bonheur. A partager.

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