DANS LES LIVRES LA LUMIÈRE
Mosaic Express | December 24, 2023
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DANS LES LIVRES LA LUMIÈRE

Mosaic Express | December 10, 2025

Alors que la fête de ‘Hanouccah vient à peine de se terminer et que sa lumière – et, plus largement, l’idée même d’illumination – emplit encore notre esprit et notre cœur, voici qu’en ce tout début de semaine, c’est encore de lumière qu’il s’agit. De fait, si celle-ci est précieuse par sa présence physique, comment peut-on oublier que son éternité est comme en dépôt dans les livres ?

Souvenons de la fameuse anecdote : le Baal Chem Tov fut un jour interrogé par un de ses disciples, inquiet quant au sort de ses biens en ces temps troublés. Avant de répondre, le Baal Chem Tov prit un livre de Zohar et y regarda. Plus tard, la réponse qu’il avait faite se révéla évidemment juste. A la question « pourquoi avoir regardé dans un Zohar ? », il répondit : « Lorsque D.ieu créa l’univers, nos Sages enseignent qu’Il y mit une lumière qui permettait de voir d’un bout du monde à l’autre. Les hommes ne l’ayant pas méritée, Il cacha cette lumière prodigieuse. Où la mit-Il ? Dans les livres ».

En ce domaine, rien n’a changé. La véritable lumière, qui éclaire cœur, âme et esprit s’y trouve toujours. C’est dire que la date du 5 Tévèt, qui vit des livres saints revenir dans la bibliothèque amassée par le Rabbi pour l’usage de tous, est un jour important car il est jour, justement, de lumière. Jour de joie, jour de retrouvaille avec les livres et avec l’étude, il est, comme par nature, notre jour.

Faut-il y voir la signification du fait que se succèdent ainsi, avec très peu d’intervalle, le 5 Tévèt, une lumière qui monte, et le 10 du mois, début du siège de Jérusalem par les armées venues de Babylone ? Entre une lumière qui apparaît, éternelle, et cette dernière date, signe annonciateur d’une obscurité nouvelle, peut-il y avoir un quelconque rapport ? Les commentateurs relèvent que, en hébreu, le mot employé par le texte pour dire que l’envahisseur « mit le siège » peut également se traduire par « il soutint ». Et de préciser : le siège et sa terrible conclusion – la destruction du Temple – n’étaient pas inéluctables, même à ce moment. Si les Juifs étaient revenus à D.ieu de tout leur cœur, les Babyloniens auraient « soutenu » le Temple et la Ville. Cela n’a pas été le cas, tout s’est donc mué en un « siège ».

Mais comment auraient-ils pu le faire ? Peut-être est-ce justement là le lien ? Par le Livre et par les livres. La lumière y est toujours et elle continue de nous éclairer. En cette semaine si ambivalente, sachons en être les porteurs pour que, dès demain, elle règne sur le monde tout entier.

Alors que la fête de ‘Hanouccah vient à peine de se terminer et que sa lumière – et, plus largement, l’idée même d’illumination – emplit encore notre esprit et notre cœur, voici qu’en ce tout début de semaine, c’est encore de lumière qu’il s’agit. De fait, si celle-ci est précieuse par sa présence physique, comment peut-on oublier que son éternité est comme en dépôt dans les livres ?

Souvenons de la fameuse anecdote : le Baal Chem Tov fut un jour interrogé par un de ses disciples, inquiet quant au sort de ses biens en ces temps troublés. Avant de répondre, le Baal Chem Tov prit un livre de Zohar et y regarda. Plus tard, la réponse qu’il avait faite se révéla évidemment juste. A la question « pourquoi avoir regardé dans un Zohar ? », il répondit : « Lorsque D.ieu créa l’univers, nos Sages enseignent qu’Il y mit une lumière qui permettait de voir d’un bout du monde à l’autre. Les hommes ne l’ayant pas méritée, Il cacha cette lumière prodigieuse. Où la mit-Il ? Dans les livres ».

En ce domaine, rien n’a changé. La véritable lumière, qui éclaire cœur, âme et esprit s’y trouve toujours. C’est dire que la date du 5 Tévèt, qui vit des livres saints revenir dans la bibliothèque amassée par le Rabbi pour l’usage de tous, est un jour important car il est jour, justement, de lumière. Jour de joie, jour de retrouvaille avec les livres et avec l’étude, il est, comme par nature, notre jour.

Faut-il y voir la signification du fait que se succèdent ainsi, avec très peu d’intervalle, le 5 Tévèt, une lumière qui monte, et le 10 du mois, début du siège de Jérusalem par les armées venues de Babylone ? Entre une lumière qui apparaît, éternelle, et cette dernière date, signe annonciateur d’une obscurité nouvelle, peut-il y avoir un quelconque rapport ? Les commentateurs relèvent que, en hébreu, le mot employé par le texte pour dire que l’envahisseur « mit le siège » peut également se traduire par « il soutint ». Et de préciser : le siège et sa terrible conclusion – la destruction du Temple – n’étaient pas inéluctables, même à ce moment. Si les Juifs étaient revenus à D.ieu de tout leur cœur, les Babyloniens auraient « soutenu » le Temple et la Ville. Cela n’a pas été le cas, tout s’est donc mué en un « siège ».

Mais comment auraient-ils pu le faire ? Peut-être est-ce justement là le lien ? Par le Livre et par les livres. La lumière y est toujours et elle continue de nous éclairer. En cette semaine si ambivalente, sachons en être les porteurs pour que, dès demain, elle règne sur le monde tout entier.

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