Vivre Avec la Paracha
Mosaic Express | December 24, 2023
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Vivre Avec la Paracha

Mosaic Express | December 10, 2025

On le sait, de nombreuses actions ont été entreprises dès le début de la guerre actuelle pour alléger le quotidien des populations comme des soldats : nourriture, douches et machines à laver ambulantes, soins médicaux et distribution de lunettes... Les besoins spirituels sont eux aussi pris en compte avec fabrication de quantité de Tsitsits, longues queues pour mettre les Tefilines et aussi distribution de fascicules, avec courtes prières et explications sur le sens des Tefilines par exemple.

Une telle initiative avait été lancée par le précédent Rabbi, Rabbi Yossef Yits’hak Schneerson qui avait fait distribuer des livrets aux soldats juifs américains engagés dans la Seconde guerre mondiale. Outre des réflexions sur la nécessité pour les soldats (encore davantage que les civils) de placer leur confiance en D.ieu, dans la joie, le Rabbi avait fait imprimer le texte du Chema Israël et de quelques Tehilim (Psaumes).

Rav Zeev Riterman a lui aussi fait imprimer et distribuer parmi les soldats israéliens de tels fascicules auxquels il avait ajouté les explications du Rabbi quant à l’importance de mettre les Tefilines pour « inspirer la crainte à toutes les nations du monde », selon la formulation employée par la Torah. Pour les soldates, il avait ajouté des paroles d’encouragement pour allumer les bougies avant Chabbat et ainsi éclairer le monde d’une lumière sainte. Plus d’une fois, ces fascicules ont amené des changements positifs et ont même permis à certains de se poser des questions et d’arriver aux bonnes conclusions - en se rapprochant du judaïsme. Rav Riterman a aussi distribué à l’époque ces fascicules dans le Gouch Katif, la portion de la bande de Gaza alors habitée par des Israéliens – jusqu’à leur évacuation forcée lors du « désengagement » en 2005, quand ce territoire est malheureusement devenu « judenrein, vide de Juifs ».

« Sept ans plus tard, raconte-t-il, une femme est entrée dans le Beth ‘Habad de la ville de Mitspé Ramon. Elle a expliqué à Rav Slonim qu’elle s’était rapprochée du judaïsme au point de mener une vie juive complète car, lors de son service militaire, leur position avait un jour été assiégée, dans l’endroit où elle montait la garde avec d’autres camarades à Netsarim, pendant un jour et demi, sans que l’armée ne vienne à leur rescousse et ne leur apporte munitions ou nourriture. Les terroristes tiraient sans interruption dans leur direction. Il se trouve que, juste avant cette attaque, un Loubavitch leur avait distribué ces livrets et, alors que les balles fusaient dans tous les sens, tous ensemble ces soldats avaient crié Chema Israël – comme indiqué dans ces feuillets. Elle s’était alors promis que, si elle en réchappait, elle s’impliquerait davantage dans la Torah et les Mitsvot. Elle avait, depuis, gardé précieusement dans son sac ce fascicule sur lequel était imprimée l’adresse du Beth ‘Habad de Mitspé Ramon (qui avait financé cette campagne). Et elle a tenu sa promesse...

Chaï Nagar, un ‘Hassid, soldat de la prestigieuse unité Golani, effectuait son service militaire à Kfar Darom, non loin de Gaza. Après le repas de Chabbat, les soldats allèrent se coucher. Il avait été convenu que Chaï monterait la garde depuis une heure du matin jusqu’à trois heures. A cinq heures, Chaï se réveilla en entendant des salves incessantes de tirs. Il s’apprêta à sortir en courant : leur position était entourée des trois côtés par des camps de réfugiés arabes. Il se dirigerait vers le nord. Instinctivement, il tendit la main sous son oreiller, là où un soldat dépose chaque soir son arme, mais il n’y avait rien. Il s’avère que le soldat qui dormait à côté de lui avait, par erreur, tiré l’arme vers lui. Celui qui connaît les consignes de Tsahal sait qu’une telle erreur ne peut absolument pas se produire selon les lois de la nature. Et ceci fut le premier miracle : si Chaï avait jailli immédiatement hors de sa position, qui sait ce qui aurait pu lui arriver !

En effet, le terroriste avait prévu qu’un soldat sortirait : il n’aurait plus qu’à tirer sur lui puis à lancer des grenades dans la chambre ouverte... C’était justement le moment de changement des gardes : les deux soldats de garde étaient descendus réveiller les camarades chargés de les remplacer. Le terroriste en aperçut un, Barou’h Chnir et le tua sur le coup. Il n’avait pas vu le deuxième, Sharone qui riposta immédiatement en tirant sur le terroriste. Celui-ci put encore malheureusement tirer sur Sharone qui succomba lui aussi.

Le Recit de la Semaine

Les autres soldats s’étaient évidemment réveillés en entendant tous ces coups mais ne comprirent pas de suite ce qui se passait. Un d’entre eux, Dékel, dont le lit était situé juste à côté de celui de Chaï, tout près de la porte, était, lui, tout à fait réveillé. Il saisit son arme et, d’une balle, blessa le terroriste à la jambe. Il tenta de tirer une deuxième fois mais son fusil s’enraya. Le terroriste en profita pour tenter de saisir une grenade : en une seconde, tout pouvait exploser. Exaspéré, Dékel donna un coup sur son fusil et celui-ci fonctionna à nouveau : il tira un coup vers la tête du terroriste, le tuant enfin. On trouva sur son corps une grenade à moitié dégoupillée et d’autres armes qui auraient pu, D.ieu préserve, provoquer encore d’autres victimes.

Au matin, tous reprirent le fil des événements ou plutôt des miracles. Tout d’abord, le fait que Sharone avait pu tirer par surprise et empêcher le terroriste d’entrer. Puis le fait qu’ils ne s’étaient pas tous précipités dehors comme l’avait pourtant prévu le terroriste. Ensuite, comment expliquer que Dékel n’ait pas été endormi après une garde épuisante ? C’est là que Dékel révéla le secret : pendant son tour de garde, comme il avait sur lui le fascicule avec la lettre du Rabbi quant à l’importance des Tefilines, il avait décidé de le lire en entier après son tour et c’est ainsi qu’il était resté éveillé jusqu’à cinq heures du matin (en effet, un soldat de garde n’a évidemment pas le droit de lire pendant son service). Il raconta qu’en entendant les salves fatales, il avait vraiment eu l’impression que le Rabbi était avec lui et l’aidait dans chacun de ses tirs. Lui aussi conserva précieusement ce livret qui lui avait sauvé la vie, à lui ainsi qu’à ses camarades.

Par la suite, Chaï fut nommé responsable du recrutement des soldats Golani et veilla à ce que chaque soldat en possède un exemplaire.

Un autre soldat, cette fois près du village de Dougit dans le Gouch Katif, accepta de mettre les Tefilines, bien qu’il ne comprenne pas comment la Torah pouvait affirmer (comme le Rabbi le citait souvent) que cela inspirait la crainte aux nations alentour. C’est alors qu’un autre soldat, non juif, d’origine russe, remarqua avec stupéfaction : « Je ne comprends pas ce qui se passe ! Toute la journée, les terroristes montaient le siège autour de notre position et, tout à coup, ils sont rentrés dans leurs tentes, comme terrorisés ! ».

Israël Cho’het – Kfar Habad 2034
Traduit par Feiga Lubecki

On le sait, de nombreuses actions ont été entreprises dès le début de la guerre actuelle pour alléger le quotidien des populations comme des soldats : nourriture, douches et machines à laver ambulantes, soins médicaux et distribution de lunettes... Les besoins spirituels sont eux aussi pris en compte avec fabrication de quantité de Tsitsits, longues queues pour mettre les Tefilines et aussi distribution de fascicules, avec courtes prières et explications sur le sens des Tefilines par exemple.

Une telle initiative avait été lancée par le précédent Rabbi, Rabbi Yossef Yits’hak Schneerson qui avait fait distribuer des livrets aux soldats juifs américains engagés dans la Seconde guerre mondiale. Outre des réflexions sur la nécessité pour les soldats (encore davantage que les civils) de placer leur confiance en D.ieu, dans la joie, le Rabbi avait fait imprimer le texte du Chema Israël et de quelques Tehilim (Psaumes).

Rav Zeev Riterman a lui aussi fait imprimer et distribuer parmi les soldats israéliens de tels fascicules auxquels il avait ajouté les explications du Rabbi quant à l’importance de mettre les Tefilines pour « inspirer la crainte à toutes les nations du monde », selon la formulation employée par la Torah. Pour les soldates, il avait ajouté des paroles d’encouragement pour allumer les bougies avant Chabbat et ainsi éclairer le monde d’une lumière sainte. Plus d’une fois, ces fascicules ont amené des changements positifs et ont même permis à certains de se poser des questions et d’arriver aux bonnes conclusions - en se rapprochant du judaïsme. Rav Riterman a aussi distribué à l’époque ces fascicules dans le Gouch Katif, la portion de la bande de Gaza alors habitée par des Israéliens – jusqu’à leur évacuation forcée lors du « désengagement » en 2005, quand ce territoire est malheureusement devenu « judenrein, vide de Juifs ».

« Sept ans plus tard, raconte-t-il, une femme est entrée dans le Beth ‘Habad de la ville de Mitspé Ramon. Elle a expliqué à Rav Slonim qu’elle s’était rapprochée du judaïsme au point de mener une vie juive complète car, lors de son service militaire, leur position avait un jour été assiégée, dans l’endroit où elle montait la garde avec d’autres camarades à Netsarim, pendant un jour et demi, sans que l’armée ne vienne à leur rescousse et ne leur apporte munitions ou nourriture. Les terroristes tiraient sans interruption dans leur direction. Il se trouve que, juste avant cette attaque, un Loubavitch leur avait distribué ces livrets et, alors que les balles fusaient dans tous les sens, tous ensemble ces soldats avaient crié Chema Israël – comme indiqué dans ces feuillets. Elle s’était alors promis que, si elle en réchappait, elle s’impliquerait davantage dans la Torah et les Mitsvot. Elle avait, depuis, gardé précieusement dans son sac ce fascicule sur lequel était imprimée l’adresse du Beth ‘Habad de Mitspé Ramon (qui avait financé cette campagne). Et elle a tenu sa promesse...

Chaï Nagar, un ‘Hassid, soldat de la prestigieuse unité Golani, effectuait son service militaire à Kfar Darom, non loin de Gaza. Après le repas de Chabbat, les soldats allèrent se coucher. Il avait été convenu que Chaï monterait la garde depuis une heure du matin jusqu’à trois heures. A cinq heures, Chaï se réveilla en entendant des salves incessantes de tirs. Il s’apprêta à sortir en courant : leur position était entourée des trois côtés par des camps de réfugiés arabes. Il se dirigerait vers le nord. Instinctivement, il tendit la main sous son oreiller, là où un soldat dépose chaque soir son arme, mais il n’y avait rien. Il s’avère que le soldat qui dormait à côté de lui avait, par erreur, tiré l’arme vers lui. Celui qui connaît les consignes de Tsahal sait qu’une telle erreur ne peut absolument pas se produire selon les lois de la nature. Et ceci fut le premier miracle : si Chaï avait jailli immédiatement hors de sa position, qui sait ce qui aurait pu lui arriver !

En effet, le terroriste avait prévu qu’un soldat sortirait : il n’aurait plus qu’à tirer sur lui puis à lancer des grenades dans la chambre ouverte... C’était justement le moment de changement des gardes : les deux soldats de garde étaient descendus réveiller les camarades chargés de les remplacer. Le terroriste en aperçut un, Barou’h Chnir et le tua sur le coup. Il n’avait pas vu le deuxième, Sharone qui riposta immédiatement en tirant sur le terroriste. Celui-ci put encore malheureusement tirer sur Sharone qui succomba lui aussi.

Le Recit de la Semaine

Les autres soldats s’étaient évidemment réveillés en entendant tous ces coups mais ne comprirent pas de suite ce qui se passait. Un d’entre eux, Dékel, dont le lit était situé juste à côté de celui de Chaï, tout près de la porte, était, lui, tout à fait réveillé. Il saisit son arme et, d’une balle, blessa le terroriste à la jambe. Il tenta de tirer une deuxième fois mais son fusil s’enraya. Le terroriste en profita pour tenter de saisir une grenade : en une seconde, tout pouvait exploser. Exaspéré, Dékel donna un coup sur son fusil et celui-ci fonctionna à nouveau : il tira un coup vers la tête du terroriste, le tuant enfin. On trouva sur son corps une grenade à moitié dégoupillée et d’autres armes qui auraient pu, D.ieu préserve, provoquer encore d’autres victimes.

Au matin, tous reprirent le fil des événements ou plutôt des miracles. Tout d’abord, le fait que Sharone avait pu tirer par surprise et empêcher le terroriste d’entrer. Puis le fait qu’ils ne s’étaient pas tous précipités dehors comme l’avait pourtant prévu le terroriste. Ensuite, comment expliquer que Dékel n’ait pas été endormi après une garde épuisante ? C’est là que Dékel révéla le secret : pendant son tour de garde, comme il avait sur lui le fascicule avec la lettre du Rabbi quant à l’importance des Tefilines, il avait décidé de le lire en entier après son tour et c’est ainsi qu’il était resté éveillé jusqu’à cinq heures du matin (en effet, un soldat de garde n’a évidemment pas le droit de lire pendant son service). Il raconta qu’en entendant les salves fatales, il avait vraiment eu l’impression que le Rabbi était avec lui et l’aidait dans chacun de ses tirs. Lui aussi conserva précieusement ce livret qui lui avait sauvé la vie, à lui ainsi qu’à ses camarades.

Par la suite, Chaï fut nommé responsable du recrutement des soldats Golani et veilla à ce que chaque soldat en possède un exemplaire.

Un autre soldat, cette fois près du village de Dougit dans le Gouch Katif, accepta de mettre les Tefilines, bien qu’il ne comprenne pas comment la Torah pouvait affirmer (comme le Rabbi le citait souvent) que cela inspirait la crainte aux nations alentour. C’est alors qu’un autre soldat, non juif, d’origine russe, remarqua avec stupéfaction : « Je ne comprends pas ce qui se passe ! Toute la journée, les terroristes montaient le siège autour de notre position et, tout à coup, ils sont rentrés dans leurs tentes, comme terrorisés ! ».

Israël Cho’het – Kfar Habad 2034
Traduit par Feiga Lubecki

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