Résumé adapté du discours du Rabbi de Loubavitch Roi Machia’h Chlita Chabbat Parachat Vaykra Kountras Beit Rabbénou
La maison de notre Rav à Babylone
Aux exilés assis au bord des fleuves de Babylone, rêvant au Sanctuaire de Jérusalem, alors profané, le prophète Yé’hézkel apporta ce message de consolation : « Bien que Je les ai dispersés dans les pays, Je serai pour eux un petit sanctuaire dans les pays où ils sont venus ». La Guémara Méguila 29a explique : « Rabbi Its’hak estime : Cela fait référence aux synagogues et aux maisons d’étude de Babylone. Alors que Rabbi Eléazar pense : Il s’agit de Beit Rabbeinou, la maison de notre maître », en réalité ils sont d'accord mais qu'est ce que Beit Rabbénou ?
La suite du passage cité plus haut souligne encore le lien entre les synagogues d’exil et le Beit HaMikdach : «Quand les Juifs seront libérés, la Présence Divine les accompagnera».Le Maharcha précise le sens de cette phrase. Elle signifie que la Présence Divine ne restera pas dans les endroits où Elle Se révélait pendant l’exil, mais qu’Elle retournera en Terre d’Israël avec le peuple juif. Nos Sages le décrivent en ces termes : « Les synagogues et les maisons d’étude de (diaspora) seront installées en Terre d’Israël ».
Elles se dresseront, d’ailleurs, à proximité immédiate du Beit HaMikdach et la révélation Divine qui y apparaîtra les pénétrera également.
Plus encore, dans la période précédant la Délivrance, le Beit HaMikdach existera, comme en avant-première, dans le «sanctuaire en microcosme»établi en exil. Car c’est là que Se révélera la Présence Divine, et c’est de là qu’elle retournera en terre d’Israël et à Jérusalem avec tout le peuple juif.
Le défi de notre génération
Ce rapport étroit entre le Beit Rabbeinou du Rabbi Précédent et la Délivrance se reflète dans le nom même du bâtiment, «770».En effet, il s’agit là de la valeur numérique du terme hébreu Paratsta, qui signifie « briser (les barrières) ». Nous trouvons ainsi, sur le verset relatif à la naissance de Pérets, l’ancêtre de Machia’h, «Paratsta alékha perets», un commentaire de nos Sages : «Cela fait référence au Machia’h, comme il est écrit : « Celui qui brise les barrières (Haporets) montera devant eux ».
Car c’est bien là la mission de Machia’h: briser les barrières de l’exil et répandre la sainteté dans le monde. Un verset le proclame :« Tu t’étendras (Oufaratsta) vers l’ouest, vers l’est, vers le nord et vers le sud ».
Le chiffre 7 est relié avec la réalité du monde, qui a été créé en sept jours, les sept jours de la création, et c’est aussi en rapport avec la purification du monde par le travail des enfants d’Israël, qui sont répartis en sept catégories, les sept niveaux de service de D.ieu, les sept branches de la Ménora, du Candélabre (Likoutei Torah Bealote’ha).
Et selon tout cela, la perfection du chiffre 7 (qui est 770) montre la perfection du travail des enfants d’Israël qui ont purifié, éclairci le monde par nos actions et notre travail pendant tout le temps de l’exil,car c’est alors que nous sommes délivrés de l’exil et nous retournons en Terre d’Israël.
Par ailleurs, le nombre 770 est un multiple du chiffre 7. Or, nos Sages enseignent que « tous les septièmes sont chéris ».
Il a été également expliqué que le caractère précieux du septième d’une série se reflète dans la mission centrale confiée au peuple juif : faire descendre sur terre la Présence Divine de telle sorte qu’Elle apparaisse aussi manifeste que dans le Sanctuaire. C’est là le rôle assumé par notre génération, la septième depuis l’Admour Hazakène : hâter la venue de Machia’h, l’avènement de l’ère où D.ieu Se révélera de nouveau aux yeux de tous et plus uniquement en microcosme.
Il ne s’agit pas là d’une promesse lointaine mais bien d’une réalité imminente. Nous sommes au seuil de la Délivrance et même, sans aucun doute, en train de le franchir. Nos Sages enseignent qu’un Machia’h potentiel existe dans chaque génération. Cela implique qu’il vit parmi nous, attendant que nous reconnaissions sa mission et créions dans le monde un climat de nature à lui permettre de l’accomplir.
Puisse cela se produire dans un futur immédiat. Alors, tous ensemble, avec les synagogues et les maisons d’étude de diaspora, les « sanctuaires en microcosme », nous irons en Israël, à Jérusalem, dans le Beit HaMikdach.