Le Rav Chouki Gour est émissaire du Rabbi Chlita Méle'h HaMachia'h au Beit 'Habad de Rurrenabaque au nord de la Bolivie en plein cœur de la forêt amazonienne. Les seules possibilités d'accéder à ce lieu est soit par l'aéroport international ou alors par « la route de la mort », une route tortueuse à flanc de montagne sur une distance de 416km sur laquelle près de 300 personnes par an trouvent la mort. L'autre voie d'accès est par un biplan qui se pose sur une pelouse improvisée. Des milliers de touristes-explorateurs-aventuriers israéliens honorent de leur présence le Beit 'Habad chaque année et ils passent de cette « route de la mort » vers la « route de la vie » grâce à la Torah de vérité, Torah de vie et s'attachent à « l'arbre de la vie », la 'Hassidout et par cela se relie au Rabbi Chlita Méle'h HaMachia'h... Reportage.
Iguerot Kodech
Un jour un voyageur israélien vint nous rendre visite au Beit 'Habad. Notre rôle est principalement de le guider vers les Iguerot Kodech. C'est ce que je lui ai expliqué ce jour-là. On était à la sortie du Chabbat et notre ami est arrivé avec de grande douleurs à la jambe. Il souffrait apparemment d'une entorse et tout était très enflé. Je l'ai immédiatement accompagné chez un médecin local qui lui a dit que tout irait bien mais surtout qu'il n'oublie pas de lui payer ses honoraires... Dès que j'ai pu, je lui ai pris rendez-vous chez un médecin un peu plus sérieux en ville. En attendant, il était au Beit 'Habad, alors je lui ai proposé d'écrire au Rabbi. Il s'est donc installé et a écrit une longue lettre qui comprenait aussi toute son histoire et qui se terminait par son entorse... La réponse était adressée à l'un des descendants du Or Ha'haïm Hakadoch. Il se trouve que notre ami fait partie des descendants du Or Ha'haïm Hakadoch. La lettre se poursuivait par ces mots : « Suite à sa visite chez un médecin... », la suite était en Yiddish, langue que je ne maîtrise pas mais elle se terminait par « que l'on entende de bonnes nouvelles ».Je lui ai dit que je trouverai certainement quelqu'un qui me traduira les mots en Yiddish, mais pour le moment qu'il se rende à sa visite chez le médecin, le lendemain matin. Et en effet, il s'agissait d'une urgence et il a du subir, le lendemain, une petite opération qui a eu lieu à temps, grâce à D.ieu. Par la suite je lui ai apporté la traduction de la lettre qui disait en substance : « Le diagnostic du premier médecin était erroné mais l'autre médecin donnera un diagnostic exact... ».
L'histoire de Matane
Un certain Matane est venu, un jour, au Beit 'Habad avec l'intention d'écrire au Rabbi Chlita Méle'h HaMachia'h. Il voulait demander conseil au sujet d'une jeune fille pour savoir s'il devait poursuivre des relations en vue d'un éventuel mariage. Après avoir écrit sa question, nous avons ouvert le volume des Iguerot Kodech mais toute la réponse était écrite en araméen (apparemment un texte de la Kabbale ou du Zohar) je lui ai tout de même lu le texte et à la fin de ma lecture, le jeune homme s'enthousiasma fortement disant que cela répondait exactement à sa question. Je lui demandais alors des explications. Il me dit « dans l'une de ces lignes il est écrit 'se relier avec l'arbre de vie' en araméen 'Leidabek Be Ilana de 'Haye'... et mon amie s'appelle Ilana 'Haya ! ». Cette histoire se poursuit un an plus tard, je me suis rendu en Erets Hakodech et là j'ai été dans une petite commune du sud du Pays. Je devais rencontrer quelqu'un et j'allais de porte en porte mais il n'y avait personne, toutes les maisons étaient vides. Soudain je m’aperçus que la Synagogue était éclairée et pleine de monde. Je me suis donc dirigé vers la Synagogue et dans la petite ruelle qui menait vers le bâtiment j'entends appeler mon nom : « Chouki, Chouki... ». Je me retournai mais ne reconnu point la personne qui me hélai « quoi, tu ne me reconnais pas, c'est moi, Matane, celui qui a écrit avec toi au Rabbi en Bolivie. Viens je te présente à mon épouse, Ilana 'Haya, c'est aujourd'hui le Pidyon Haben (Rachat du premier-né) de mon fils aîné ». Je vis un homme religieux en tout point et tout ceci, grâce à une lettre dans les Iguerot Kodech...
L'histoire d'Elad
Une autre histoire qui a eu lieu il y a un mois et demi de cela. Un jeune homme du nom de Elad vint au Beit 'Habad et dit : « On m'a dit qu'il est possible d'écrire au Rabbi dans les Iguerot Kodech est-ce vrai ? ». Je lui ai répondu par l'affirmative. Il me raconta alors que c'est une personne qui fait des rêves importants et fréquents et depuis qu'il est parti en voyage, il ne rêve plus du tout et que cela le perturbe. La nuit précédente il avait prié qu'il puisse avoir un rêve pour savoir se diriger dans la vie. Il rêva en effet, cette nuit là qu'il était assis dans un bâtiment en très haute altitude et il se voyait écrivant une lettre. Il écrivait tout en pleurant. Puis il a continué son voyage et a fait halte au Beit 'Habad. Je lui ai répondu que nous nous apprêtions à dîner, puis il y aura un cours et après cela, nous aurons le loisir d'écrire au Rabbi... Pendant le repas, nous avons évoqué le fait qu'ici, pour avoir du lait cachère, nous devrons aller vers trois heure du matin, à la ferme pour traire et obtenir ainsi du lait surveillé que nous pourrons donner aux enfants ou faire du fromage... J'ai demandé aux jeunes voyageurs si quelqu'un voulait m'accompagner à la ferme aussi tôt le matin. Et justement c'est Elad qui a demander à venir avec moi. Puis nous nous sommes installés pour écrire au Rabbi. Il a posé quelques questions. Le Rabbi a répondu a toutes ses questions qui portaient principalement sur son avenir et à la fin de la lettre un sujet était évoqué : « je suis heureux d'apprendre qu vous participez à la cacherout du lait et cela contribue au bien de toute la Communauté »...
Une bonne décision
Une jeune fille voulait prendre sur elle une bonne décision pour écrire dans les Iguerot Kodech. C'était un Chabbat pendant l'après-midi. Elle hésitait entre allumer les bougies de Chabbat et mettre une pièce de Tseddaka chaque jour de la semaine. Puis, à la sortie du Chabbat, elle ne nous avait pas dit quelle était sa décision mais dans la réponse du Rabbi Chlita Méle'h HaMachia'h, il était mentionné : « je suis heureux d'apprendre qu'elle a décidé de mettre une pièce à la Tseddaka avant l'allumage des bougies du Chabbat et des jours de fêtes... ».
Nous sommes ici pour présenter aux gens qui est le Rabbi de Loubavitch Roi Machia'h Chlita et le reste, il s 'en charge... (Traduit par l'équipe de LPSG – Extrait du livre « Le Point sur la Guéoula » Edition 5784)
Rav Chouki Gour