Editorial du 15 au 22 Chevat
Mosaic Express | February 02, 2024
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Editorial du 15 au 22 Chevat

Mosaic Express | December 10, 2025

Comment qualifier une séquence temporelle que traversent des événements que la vision juive ne peut ignorer ou laisser sans conséquences ? Comment décrire une telle période dont tous les jours semblent comme égrener les instants d’un passage – du 15 Chevat ou ToubiChevat au 22 Chevat ?

Lorsqu’on a rappelé que la première date est celle du « nouvel an des arbres » et la seconde celle du départ de ce monde, ou mieux celle de la Hilloula, de la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson, la femme du Rabbi, c’est un seul mot qui vient en cœur avant de se présenter aux lèvres : semaine de grandeur, semaine d’élévation, semaine de construction – de soi et du monde. Devant une période de ce type, nul ne peut retenir une impression étrange, faite à la fois d’émotion, de timidité et d’enthousiasme. C’est un peu comme si on s’était saisi, presque involontairement, d’une arme – toute pacifique – dont on pressent l’absolue puissance sans en connaître les mécanismes ni la portée. Peut-être est-ce une question de perspective ?

De fait, le 15 Chevat nous a parlé des arbres. Il nous a montré, une fois de plus, comme ceux-ci sont la figure symbolique de l’homme avec leurs racines profondes qui leur apportent les éléments nécessaires à la vie, leur tronc, image d’un développement harmonieux, leurs branches qui s’élancent vers le ciel et leurs fruits qui sont leur aboutissement et la garantie de leur pérennité au-delà d’eux-mêmes. Finalement, c’est une histoire d’avancée que cette date nous raconte. Quant au 22 Chevat, il nous dit la vie de la Rabbanite qui, au côté du Rabbi, incarna le rôle, la présence et la noblesse de la femme juive. Qui ne se souvient de cette anecdote significative ? Des femmes offrirent à la Rabbanite une corbeille de fleurs en témoignage de respect et y joignirent une lettre de demande de bénédictions. La Rabbanite transmit la lettre au Rabbi, jugeant qu’elle lui était destinée. Le Rabbi répondit : « Pourquoi me la donner ? Elle peut aussi bénir ». Si les anecdotes veulent dire quelque chose, il y a ici comme l’écho d’un lien essentiel. Le 22 Chevat nous parle ainsi de fidélité et d’action.

Y a-t-il donc un rapport entre les notions de croissance et de fidélité, entre celles de progrès et d’action ? Autant qu’entre l’air et la vie, entre la vision et la lumière, entre l’espoir et le bonheur. Alors, cette semaine-ci, il faut la vivre. Et sa simple occurrence nous en donne à la fois la force et la clé. La vivre parce que c’est une semaine de vie. Parce que nous sommes, d’une certaine manière, les fruits de grands arbres, leur éternité assumée, et les enfants de l’œuvre qui culmina le 22 Chevat. Tout un programme.

Comment qualifier une séquence temporelle que traversent des événements que la vision juive ne peut ignorer ou laisser sans conséquences ? Comment décrire une telle période dont tous les jours semblent comme égrener les instants d’un passage – du 15 Chevat ou ToubiChevat au 22 Chevat ?

Lorsqu’on a rappelé que la première date est celle du « nouvel an des arbres » et la seconde celle du départ de ce monde, ou mieux celle de la Hilloula, de la Rabbanite ‘Haya Mouchka Schneerson, la femme du Rabbi, c’est un seul mot qui vient en cœur avant de se présenter aux lèvres : semaine de grandeur, semaine d’élévation, semaine de construction – de soi et du monde. Devant une période de ce type, nul ne peut retenir une impression étrange, faite à la fois d’émotion, de timidité et d’enthousiasme. C’est un peu comme si on s’était saisi, presque involontairement, d’une arme – toute pacifique – dont on pressent l’absolue puissance sans en connaître les mécanismes ni la portée. Peut-être est-ce une question de perspective ?

De fait, le 15 Chevat nous a parlé des arbres. Il nous a montré, une fois de plus, comme ceux-ci sont la figure symbolique de l’homme avec leurs racines profondes qui leur apportent les éléments nécessaires à la vie, leur tronc, image d’un développement harmonieux, leurs branches qui s’élancent vers le ciel et leurs fruits qui sont leur aboutissement et la garantie de leur pérennité au-delà d’eux-mêmes. Finalement, c’est une histoire d’avancée que cette date nous raconte. Quant au 22 Chevat, il nous dit la vie de la Rabbanite qui, au côté du Rabbi, incarna le rôle, la présence et la noblesse de la femme juive. Qui ne se souvient de cette anecdote significative ? Des femmes offrirent à la Rabbanite une corbeille de fleurs en témoignage de respect et y joignirent une lettre de demande de bénédictions. La Rabbanite transmit la lettre au Rabbi, jugeant qu’elle lui était destinée. Le Rabbi répondit : « Pourquoi me la donner ? Elle peut aussi bénir ». Si les anecdotes veulent dire quelque chose, il y a ici comme l’écho d’un lien essentiel. Le 22 Chevat nous parle ainsi de fidélité et d’action.

Y a-t-il donc un rapport entre les notions de croissance et de fidélité, entre celles de progrès et d’action ? Autant qu’entre l’air et la vie, entre la vision et la lumière, entre l’espoir et le bonheur. Alors, cette semaine-ci, il faut la vivre. Et sa simple occurrence nous en donne à la fois la force et la clé. La vivre parce que c’est une semaine de vie. Parce que nous sommes, d’une certaine manière, les fruits de grands arbres, leur éternité assumée, et les enfants de l’œuvre qui culmina le 22 Chevat. Tout un programme.

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