Un jeune visiteur, originaire d’Erets Israël, très sincère, interrogea un jour le Rabbi :
« Comment puis-je renforcer mon lien avec vous ? »
Le Rabbi répondit : « Lorsque je marche dans la rue, je médite sur les paroles du Tanya. Lorsque tu marches dans la rue, fais de même : médite sur les paroles du Tanya. C’est ainsi que nous nous rencontrerons ».
Il est dit que : « les Justes ressemblent à leur Créateur ». La suggestion formulée par le Rabbi s’inscrit dans le modèle établi par D.ieu, pour le Peuple juif. Comment un Juif peut-il s’attacher à D.ieu ? Par l’étude de Sa Torah.
La Paracha de cette semaine relate le Don de la Torah, événement qui rendit possible une telle unité.
Le premier des Dix Commandements énonce : « Je suis l’Éternel ton D.ieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. »
Les Sages interprètent ce passage comme le commandement positif de reconnaître et de croire en l’existence de D.ieu.
Cependant, certains érudits s’interrogent : Comment est-il possible qu’il existe un commandement ordonnant de croire en D.ieu ?
En effet, parler d’un commandement implique nécessairement l’existence d’un Commandant. Si une personne croit en D.ieu au point de Le considérer comme le véritable Commandant, il semblerait alors superflu qu’il y ait un commandement explicite lui enjoignant de croire en Lui.
Pour répondre à cette question, il est précisé que le commandement de connaître et de croire en D.ieu ne se limite pas à l’acceptation passive de Son existence, celle-ci étant considérée comme une donnée acquise. Ce commandement implique plutôt un approfondissement continu de la connaissance et de la foi en D.ieu, portant sur une dimension de Sa nature qui échapperait à notre appréciation naturelle.
Pour illustrer ce propos, il est expliqué qu’Avraham, notre Patriarche, parvint à la reconnaissance de D.ieu par l’examen attentif du monde qui l’entourait. Il observa le lever puis le coucher du soleil, l’apparition et la disparition de la lune, ainsi que la multitude d’autres phénomènes constants relevant de l’ordre naturel. Il en fut subjugué : « Est-il concevable qu’un ordre créé existe sans qu’il y ait un Créateur ? » C’est ainsi qu’il parvint à la conviction qu’il existe un D.ieu qui crée et soutient le monde.
Néanmoins, la conception de D.ieu comme Créateur et force motrice de la nature demeure quelque peu réductrice. En effet, bien qu’Il soit à l’origine de l’existence de la nature, cette description n’appréhende pas qui Il est, quelle est Sa véritable essence. Son identité authentique, celle qu’Il possède en Lui-même, transcende largement le cadre naturel. La nature constitue un cadre de référence limité, engendré selon des modalités spécifiques. Le Créateur qui a instauré ce cadre se situe bien au-delà et n’y est nullement assujetti.
YITRO
Le beau-père de Moché, Yitro, entend parler des miracles extraordinaires qu’a accomplis D.ieu pour le Peuple d’Israël. Il se rend de Midian au camp d’Israël, accompagné de la femme de Moché et de leurs deux fils. Yitro conseille à Moché de désigner une hiérarchie constituée de magistrats et de juges pour l’aider dans sa tâche de gouvernance et de législateur pour le peuple.
Les Enfants d’Israël établissent leur campement face au Mont Sinaï où il leur est dit que D.ieu les a choisis pour être Son « royaume de prêtres » et « une nation sainte ». Le peuple répond en proclamant : « Tout ce que D.ieu a dit, nous le ferons ».
Le sixième jour du troisième mois (Sivan), sept semaines après l’Exode, la nation d’Israël dans son intégralité s’assemble au pied du Mont Sinaï. D.ieu descend sur la montagne dans le tonnerre, les éclairs, des tourbillons de fumée et le son du Chofar. Il commande à Moché de monter.
D.ieu proclame les Dix Commandements, enjoignant le Peuple d’Israël de croire en D.ieu, de ne pas servir d’idoles ou de prononcer le Nom de D.ieu en vain, de garder le Chabbat, d’honorer les parents, de ne pas tuer, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas voler et de ne pas porter de faux témoignages ni de jalouser la maison d’autrui. Le peuple s’adresse à Moché en criant que la révélation est trop intense pour qu’ils puissent la supporter, le suppliant de recevoir, lui, la Torah de D.ieu et de la leur transmettre.