Étudier le Tanya et Vivre des Miracles
Mosaic Express | January 24, 2026
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Étudier le Tanya et Vivre des Miracles

Mosaic Express | January 30, 2026

Les durs combats à Gaza lors de l’opération « Plomb durci » en 2014 ont laissé des cicatrices profondes dans le corps et l’âme de Gal Shemoul, originaire des Krayot. Infirmier de guerre dans le 15ème bataillon Golani, il a été particulièrement marqué par un épisode tragique.

C’était lors de l’incendie d’un tank dans lequel ont été tués sept soldats et où le corps du combattant Orone Chaoul a été kidnappé. Au même moment, à quelques centaines de mètres de là, un terroriste tira à bout portant sur le soldat Shon Carmeli.

Gal qui était infirmier courut en direction de Shon, malgré le danger impliqué, pour tenter de lui sauver la vie. Tout en courant, il remarqua des silhouettes inquiétantes qui bougeaient entre les débris, à quelques mètres de lui. Ces hommes tirèrent dans sa direction. Il se précipita à terre tandis que trois balles passèrent au-dessus de sa tête. A cet instant, instinctivement, Gal cria le verset : « Chema Israël ». Les tirs cessèrent immédiatement.

Ce n’est que des années plus tard que Gal comprit que ces tirs provenaient des forces de Tsahal qui l’avaient, par erreur, identifié comme terroriste. C’était la prière du Chema Israël qui leur avait fait comprendre qu’il s’agissait d’un soldat ami et c’est pourquoi ils avaient arrêté de tirer. A la suite de cet épisode, Gal fut reconnu comme blessé de guerre. Mais il gardait en tête le traumatisme de n’avoir pas pu sauver son ami Shon.

En sortant de Gaza, Gal rencontra des ‘Hassidim Loubavitch qui distribuaient aux soldats des Siddourim (livres de prières) et des exemplaires du Tanya, le livre de base de la ‘Hassidout ‘Habad, rédigé il y a plus de deux siècles par Rabbi Chnéor Zalman de Lyadi. Gal ouvrit le livre, pensant qu’il le comprendrait facilement puisqu’il était écrit en hébreu, sa langue maternelle, mais il réalisa bien vite que ce livre n’était pas d’un accès facile. Néanmoins, il le conserva, ressentant qu’il contenait une force intérieure intéressante.

Il y a quatre ans, Gal rencontra Rav Yossi Deutsch qui est Chalia’h (émissaire du Rabbi) dans les Krayot. Il évoqua ce livre qu’il avait reçu et soupira tellement il était déçu de ne pas le comprendre. Rav Deutsch qui est justement un descendant de Rabbi Chnéor Zalman lui proposa d’étudier avec lui chaque semaine le Tanya.

« Cette étude en profondeur me permit de découvrir ce qu’est vraiment le judaïsme et m’incita à respecter davantage les commandements divins. Maintenant, je mets les Téfilines chaque jour, j’étudie régulièrement et je progresse pas à pas dans la pratique quotidienne. »

Il y a deux ans et demi, Gal a participé à un voyage organisé à New York dans le cadre de l’Association « Lev E’had » qui se dévoue pour les soldats touchés physiquement et mentalement, ceux que le Rabbi demanda qu’on appelle « remarquables » (plutôt que « handicapés »).

Le point fort de ce voyage fut la visite au Ohel – le tombeau du Rabbi à Queens. Après avoir reçu des explications sur la vie et l’ampleur de l’œuvre du Rabbi, chacun put entrer, prier, réciter des Tehilim (Psaumes) et écrire une lettre en demandant des bénédictions pour soi-même et pour les autres.

« Cette visite au Ohel m’a renforcé dans mon attachement au judaïsme et je continue à augmenter ma pratique religieuse. Depuis que je suis revenu, je me suis moi-même impliqué davantage dans la diffusion du judaïsme, en particulier à l’hôpital Rambam afin d’apporter de la joie aux soldats qui y sont hospitalisés : je veux moi aussi contribuer à faire jaillir chez eux l’étincelle qui s’est allumée chez moi. »

L’année dernière, très exactement le 18 Tévet 2025, Gal a vécu un événement extraordinaire qu’il ne peut que qualifier de miracle : « J’étais sorti avec quelques amis dans un restaurant de Tel-Aviv. Nous discutions à l’extérieur quand, en pleine conversation, mon ami Ofek Miller m’a pris ma casquette et la posa sur sa tête mais à l’envers, avec la visière dans le cou. Pourquoi ? Pourquoi pas, après tout...

« Au même moment, un terroriste est arrivé derrière nous, s’est approché directement d’Ofek et a tenté de le poignarder dans le cou. Miraculeusement, la visière de la casquette a fait dévier la trajectoire du poignard qui aurait pu lui être fatal. Les gens ont commencé à courir dans tous les sens. Un passant qui avait assisté à la scène sortit son pistolet et abattit l’ignoble terroriste. Quant à moi, j’ai remarqué qu’Ofek saignait abondamment. Le poignard avait glissé mais avait néanmoins blessé grièvement mon ami. Comme j’ai reçu une formation d’infirmier militaire, je savais quels étaient les premiers soins dans ce cas : j’ai prestement enlevé ma chemise avec laquelle j’ai effectué un garrot pour arrêter l’hémorragie. Je lui ai ainsi sauvé la vie. Par la suite, j’ai déclaré à Ofek qu’ainsi, en sauvant sa vie, je me consolais un peu de n’avoir pas pu sauver mon ami Shon Carmeli à Gaza.

« De façon tout à fait extraordinaire, on annonça au même moment que la dépouille du soldat Orone Shaoul avait été retrouvée lors d’une opération audacieuse de Tsahal et avait pu être enterrée en terre d’Israël. Encore une boucle qui, pour moi, était bouclée.

« Ofek a reçu de nombreuses réactions de gens...

Les durs combats à Gaza lors de l’opération « Plomb durci » en 2014 ont laissé des cicatrices profondes dans le corps et l’âme de Gal Shemoul, originaire des Krayot. Infirmier de guerre dans le 15ème bataillon Golani, il a été particulièrement marqué par un épisode tragique.

C’était lors de l’incendie d’un tank dans lequel ont été tués sept soldats et où le corps du combattant Orone Chaoul a été kidnappé. Au même moment, à quelques centaines de mètres de là, un terroriste tira à bout portant sur le soldat Shon Carmeli.

Gal qui était infirmier courut en direction de Shon, malgré le danger impliqué, pour tenter de lui sauver la vie. Tout en courant, il remarqua des silhouettes inquiétantes qui bougeaient entre les débris, à quelques mètres de lui. Ces hommes tirèrent dans sa direction. Il se précipita à terre tandis que trois balles passèrent au-dessus de sa tête. A cet instant, instinctivement, Gal cria le verset : « Chema Israël ». Les tirs cessèrent immédiatement.

Ce n’est que des années plus tard que Gal comprit que ces tirs provenaient des forces de Tsahal qui l’avaient, par erreur, identifié comme terroriste. C’était la prière du Chema Israël qui leur avait fait comprendre qu’il s’agissait d’un soldat ami et c’est pourquoi ils avaient arrêté de tirer. A la suite de cet épisode, Gal fut reconnu comme blessé de guerre. Mais il gardait en tête le traumatisme de n’avoir pas pu sauver son ami Shon.

En sortant de Gaza, Gal rencontra des ‘Hassidim Loubavitch qui distribuaient aux soldats des Siddourim (livres de prières) et des exemplaires du Tanya, le livre de base de la ‘Hassidout ‘Habad, rédigé il y a plus de deux siècles par Rabbi Chnéor Zalman de Lyadi. Gal ouvrit le livre, pensant qu’il le comprendrait facilement puisqu’il était écrit en hébreu, sa langue maternelle, mais il réalisa bien vite que ce livre n’était pas d’un accès facile. Néanmoins, il le conserva, ressentant qu’il contenait une force intérieure intéressante.

Il y a quatre ans, Gal rencontra Rav Yossi Deutsch qui est Chalia’h (émissaire du Rabbi) dans les Krayot. Il évoqua ce livre qu’il avait reçu et soupira tellement il était déçu de ne pas le comprendre. Rav Deutsch qui est justement un descendant de Rabbi Chnéor Zalman lui proposa d’étudier avec lui chaque semaine le Tanya.

« Cette étude en profondeur me permit de découvrir ce qu’est vraiment le judaïsme et m’incita à respecter davantage les commandements divins. Maintenant, je mets les Téfilines chaque jour, j’étudie régulièrement et je progresse pas à pas dans la pratique quotidienne. »

Il y a deux ans et demi, Gal a participé à un voyage organisé à New York dans le cadre de l’Association « Lev E’had » qui se dévoue pour les soldats touchés physiquement et mentalement, ceux que le Rabbi demanda qu’on appelle « remarquables » (plutôt que « handicapés »).

Le point fort de ce voyage fut la visite au Ohel – le tombeau du Rabbi à Queens. Après avoir reçu des explications sur la vie et l’ampleur de l’œuvre du Rabbi, chacun put entrer, prier, réciter des Tehilim (Psaumes) et écrire une lettre en demandant des bénédictions pour soi-même et pour les autres.

« Cette visite au Ohel m’a renforcé dans mon attachement au judaïsme et je continue à augmenter ma pratique religieuse. Depuis que je suis revenu, je me suis moi-même impliqué davantage dans la diffusion du judaïsme, en particulier à l’hôpital Rambam afin d’apporter de la joie aux soldats qui y sont hospitalisés : je veux moi aussi contribuer à faire jaillir chez eux l’étincelle qui s’est allumée chez moi. »

L’année dernière, très exactement le 18 Tévet 2025, Gal a vécu un événement extraordinaire qu’il ne peut que qualifier de miracle : « J’étais sorti avec quelques amis dans un restaurant de Tel-Aviv. Nous discutions à l’extérieur quand, en pleine conversation, mon ami Ofek Miller m’a pris ma casquette et la posa sur sa tête mais à l’envers, avec la visière dans le cou. Pourquoi ? Pourquoi pas, après tout...

« Au même moment, un terroriste est arrivé derrière nous, s’est approché directement d’Ofek et a tenté de le poignarder dans le cou. Miraculeusement, la visière de la casquette a fait dévier la trajectoire du poignard qui aurait pu lui être fatal. Les gens ont commencé à courir dans tous les sens. Un passant qui avait assisté à la scène sortit son pistolet et abattit l’ignoble terroriste. Quant à moi, j’ai remarqué qu’Ofek saignait abondamment. Le poignard avait glissé mais avait néanmoins blessé grièvement mon ami. Comme j’ai reçu une formation d’infirmier militaire, je savais quels étaient les premiers soins dans ce cas : j’ai prestement enlevé ma chemise avec laquelle j’ai effectué un garrot pour arrêter l’hémorragie. Je lui ai ainsi sauvé la vie. Par la suite, j’ai déclaré à Ofek qu’ainsi, en sauvant sa vie, je me consolais un peu de n’avoir pas pu sauver mon ami Shon Carmeli à Gaza.

« De façon tout à fait extraordinaire, on annonça au même moment que la dépouille du soldat Orone Shaoul avait été retrouvée lors d’une opération audacieuse de Tsahal et avait pu être enterrée en terre d’Israël. Encore une boucle qui, pour moi, était bouclée.

« Ofek a reçu de nombreuses réactions de gens...

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