La Route et l’Aboutissement
Mosaic Express | May 17, 2024
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La Route et l’Aboutissement

Mosaic Express | June 27, 2025

Alors que la liberté chante en nous, alors que les limites de l’Egypte, dont la fête de Pessa’h nous a libérés, nous paraissent aujourd’hui bien lointaines, nous sommes en voyage. Le chemin s’étend au devant de nous et nous connaissons son but ; sans doute est-ce pour cela qu’il nous semble si facile. Depuis le début de Pessa’h, nous comptons les jours de l’Omer et chaque instant qui passe nous rapproche du mont Sinaï. Car c’est bien de cela qu’il s’agit à présent. Après la magnifique expérience de la liberté que nous venons de vivre, voici peu à peu venir le temps du grand rendez-vous, celui qui donna son sens au peuple juif et, plus largement, à l’univers : le Don de la Torah.

Mais ce n’est pas seulement d’un voyage physique qu’il est question ici. De fait, les Juifs quittèrent la rive de la mer, qu’ils venaient de traverser et qui avait vu la disparition de l’armée égyptienne, pour suivre D.ieu dans le désert jusqu’au Sinaï. Pourtant, la distance à franchir n’était pas que matérielle, elle était aussi, et sans doute d’abord, spirituelle. Les Juifs, en Egypte, étaient descendus au plus bas de l’impureté. Soumis à toutes les influences du monde égyptien, sujets à toutes ses oppressions comme à toutes ses séductions, ils avaient beaucoup perdu de ce qui fait la spécificité juive. N’étaient-ils pas en train d’oublier ? La sortie d’Egypte les avait certes tirés de leur léthargie mais allaient-ils percevoir l’enjeu essentiel de la période ? Le voyage fut la réponse. Il les entraîna de degré en degré spirituel jusqu’au plus haut, les rendant dignes de leur rencontre avec D.ieu.

Il faut le dire, et mieux, le ressentir : ce récit n’est pas que celui de la geste de notre peuple. Il est d’abord celui de notre vie. Car nous sommes conscients que les étapes spirituelles de l’année sont aussi celles de notre propre avancée. En d’autres termes, nous sommes maintenant parvenus en une période où le maître mot est « progrès ». Peut-être doutions-nous de notre capacité à relever les plus grands des défis ? Peut-être ne nous croyons-nous pas en mesure de vivre pleinement le lien avec D.ieu dans un monde qui, bien souvent, paraît ignorer tout ce qui le dépasse et qui, aujourd’hui, présente trop souvent et trop clairement un visage menaçant ? Les jours de l’Omer nous désignent à la fois le but et le chemin. Ainsi, ils nous donnent la force d’agir et de réussir, en dépit de tout. La route est là, comme balisée par nos ancêtres qui surent suivre D.ieu avec confiance. Nous y sommes engagés, il suffit de poursuivre. Déjà le soleil se lève au sommet de la montagne.

Alors que la liberté chante en nous, alors que les limites de l’Egypte, dont la fête de Pessa’h nous a libérés, nous paraissent aujourd’hui bien lointaines, nous sommes en voyage. Le chemin s’étend au devant de nous et nous connaissons son but ; sans doute est-ce pour cela qu’il nous semble si facile. Depuis le début de Pessa’h, nous comptons les jours de l’Omer et chaque instant qui passe nous rapproche du mont Sinaï. Car c’est bien de cela qu’il s’agit à présent. Après la magnifique expérience de la liberté que nous venons de vivre, voici peu à peu venir le temps du grand rendez-vous, celui qui donna son sens au peuple juif et, plus largement, à l’univers : le Don de la Torah.

Mais ce n’est pas seulement d’un voyage physique qu’il est question ici. De fait, les Juifs quittèrent la rive de la mer, qu’ils venaient de traverser et qui avait vu la disparition de l’armée égyptienne, pour suivre D.ieu dans le désert jusqu’au Sinaï. Pourtant, la distance à franchir n’était pas que matérielle, elle était aussi, et sans doute d’abord, spirituelle. Les Juifs, en Egypte, étaient descendus au plus bas de l’impureté. Soumis à toutes les influences du monde égyptien, sujets à toutes ses oppressions comme à toutes ses séductions, ils avaient beaucoup perdu de ce qui fait la spécificité juive. N’étaient-ils pas en train d’oublier ? La sortie d’Egypte les avait certes tirés de leur léthargie mais allaient-ils percevoir l’enjeu essentiel de la période ? Le voyage fut la réponse. Il les entraîna de degré en degré spirituel jusqu’au plus haut, les rendant dignes de leur rencontre avec D.ieu.

Il faut le dire, et mieux, le ressentir : ce récit n’est pas que celui de la geste de notre peuple. Il est d’abord celui de notre vie. Car nous sommes conscients que les étapes spirituelles de l’année sont aussi celles de notre propre avancée. En d’autres termes, nous sommes maintenant parvenus en une période où le maître mot est « progrès ». Peut-être doutions-nous de notre capacité à relever les plus grands des défis ? Peut-être ne nous croyons-nous pas en mesure de vivre pleinement le lien avec D.ieu dans un monde qui, bien souvent, paraît ignorer tout ce qui le dépasse et qui, aujourd’hui, présente trop souvent et trop clairement un visage menaçant ? Les jours de l’Omer nous désignent à la fois le but et le chemin. Ainsi, ils nous donnent la force d’agir et de réussir, en dépit de tout. La route est là, comme balisée par nos ancêtres qui surent suivre D.ieu avec confiance. Nous y sommes engagés, il suffit de poursuivre. Déjà le soleil se lève au sommet de la montagne.

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